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DSK rame, rame

23 février 2011 No Comment

J’avais déjà dit, dans un article précédent que la stratégie de DSK comportait UN énoooooorme risque : la spéculation sur sa candidature à l’élection présidentielle. L’UMP s’est déjà très bien occupé notamment par le biais de Christian Jacob que DSK était loin de la France, que cette distance ne lui permettait pas à DSK de faire de la proximité.

J’observe donc très attentivement la stratégie de DSK pour voir comment il s’y prend. Ben il faut le dire : il rame ! Comment se rappeler au bon peuple de France de manière régulière alors que le statut de dirigeant du FMI m’empêche de prendre des positions sur mon propre pays alors que j’ai très envie de me présenter à la présidentielle? La voilà la problématique de communication !

A force de distiller des petites phrases, les journalistes sont obligés de faire la traduction pour que l’on comprenne bien ! Donc il brasse du vent parce qu’il doit préparer psychologiquement le grand public à sa candidature (je suis sur que Fouks avait écrit ça sur sa reco quand il l’a présenté à DSK). La stratégie d’absence de DSK alors qu’il doit conquérir un électorat, c’est vraiment emmerdant !

Il faut donc faire appel à la sagacité de son électorat pour détecter les signaux de fumée lancé par DSK : ira, ira pas ? On ne sait pas ! Il y a presqu’autant de raisons de le voir se décider que de raisons de ne pas y aller :

Raisons d’y aller : Il est très populaire, les sondages lui sont très favorables. Il est loin de la mêlée des socialistes et prend une distance par rapport aux élus qui se déchirent en France.  Il a une image de marque associée à l’économie qui rassure, une influence considérable (le classement forbes le classait 7ème homme le plus influent du monde).

Raisons de ne pas y aller : Comment parler d’un pays dont on veut être le président si on y est pas tous les jours? Comment séduire un électorat et le conquérir en étant à des milliers de km et en faisant des apparitions médias tout les mois seulement? Les français se lassent de cet indécision.

La notoriété n’est plus à faire : DSK c’est le sage, l’économiste, l’homme influent, le grand décideur. Mais il utilise une stratégie de communication d’il y a dix ans. Pourquoi ? Pas de web ! Pas de web parce que DSK ne peut pas l’utiliser (il avait fermé son blog quand il est arrivé à la tête du FMI). C’est très handicapant de se passer du web. Ne faire que des relations publiques quand on aspire à la fonction suprême c’est le summum de l’impossible surtout en 2011. Du coup, DSK subit des coups très violents sans pouvoir riposter.

Sa femme a servi de très bon relais de communication. Mais les journalistes ne sont pas bêtes ils ont bien compris qu’à défaut d’avoir un pied à terre en France, sa femme servirait sa propre cause. Les petites phrases sont disséquées, retournées, analysées avec la même conclusion bien franchouillarde : ptête ben que oui, ptêtre ben que non. Encore une raison pour les médias de produire du papier avec des non informations puisque tout est dissimulé, tout est dit à demi mot, tout est sous entendu.

Et si finalement cette spéculation faisait parti de la stratégie ? Dire à la place de … comme il l’avait fait avec sa femme pour détourner le problème du web et finalement utiliser le web sans l’utiliser soi même. Faire en sorte que les internautes soient le relais de communication de DSK à la place du candidat?

Autant de questions qui restent sans réponses tant que nous ne savons pas si il se présente ! Je suis même en train de spéculer sur  sa stratégie de communication, c’est dire !

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