Twitter & les politiques, ça passe pas …
Ces derniers temps, la mode quand on est politique c’est d’avoir son fil Twitter. A en juger les quelques articles sortis sur ce sujet ces derniers temps, les journalistes n’ont toujours pas compris l’intérêt d’y être inscrit. Contrairement aux Etats Unis ou la pratique est courante, en France, celui qui utilise Twitter est un politique moderne. Aux US, la pratique du miccroblogging fait désormais parti du quotidien; en France, il est quasiment considéré comme un génie. Il faut voir ici que la France souffre d’une maladie : le refus de la communication. Je lisais un article sur le Figaro il y a peu de temps qui titrait: « Lionel Tardy, un député 2.0″. Et alors? Ce qui m’inquiète c’est que la forme passe sur le fond, que les messages qu’il souhaiterait véhiculer passent au second rang, l’objet de l’article est bel et bien Twitter.
Les journalistes de manière générale ont tout de même du mal à associer modernité technologique et politique, comme si la politique devait rester des rapports qui trainent dans les fonds de tiroirs poussiéreux. Je lisais également un article très à charge de libération parut la semaine dernière qui titrait sur la stratégie web de Nicolas Sarkozy. Chouette, je me dis, un article intéressant. Qu’ai je pu y trouver? Un article totalement à décharge qui m’explique que les méchants de la droite utilisent des communiquants pour l’Elysée et que le budget va sensiblement augmenter l’an prochain. Pfffffff mise à part l’interview de Thierry Saussez du S.I.G qui sauve le dossier, rien de bon. Quand l’opinion publique acceptera-t-il la communication politique? La gauche a aussi des attachés de presse, des services web, ça n’est pas uniquement l’apanage de la droite!
Je trouve toujours très intéressant que les journalistes se mettent à décrypter les stratégies de communication des candidats, et moi le premier je me jette dessus, mais je suis souvent déçu. Je vais donc vous livrer mon analyse de cette opération de communication formidable qu’ont livré des députés du PS à l’intérieur de l’hémicycle :
Lionel Tardy, le fameux député 2.0 que les médias font semblant de découvrir avait déjà fait de nombreux Live Tweet, notamment pendant la commission des sports ou apparaissait Domenech et Escalettes. Il avait subit un petit rappel à l’ordre d’un huissier présent ce jour là, l’opinion publique avait bien évidemment crié au scandale… Plus tard un blog publiait un article excellent : je tweet donc je suis transparent. Pourtant ce titre est symptomatique de ce que pense les français de la technologie : la forme prend le dessus sur le fond, j’aurais aimé un titre du genre « je tweet pour faire passer mon avis sur les retraites. » : tweeter n’est pas une fin en soi, celui qui tweet a un message à faire passer. De manière générale, le français pensera toujours la communication comme de la manipulation alors que le but est évidemment de faire passer un message. Il y a donc de très nombreux articles pour nous expliquer comment tel homme politique nous a entubé, c’est tellement plus facile que d’expliquer le message qu’il a voulu faire passer. De ce fait des députés PS qui tweetent sont donc des députés modernes (en plus d’être des gentils parce qu’ils sont PS), Lionel Tardy ne bénéficie pas de cette image car il appartient à une majorité qui subit des difficultés: il subit malgré lui l’image institutionnelle de l’UMP qui est loin d’être flatteuse.
- Sur la fond maintenant: Comme très peu de députés tweetent, le peu de députés qui tweetent bénéficient d’un large visibilité dans toute la presse. Leurs propos sont donc pris argent comptant car au delà des traditionnels interviews post séance, ils ont pris les propos dans le feu de l’action. Les messages sont donc des attaques en règle contre Eric Woerth puis un discours institutionnel du PS sur les retraites pour que l’opinion soit acquis à la cause du PS. Un enquête menée par des journalistes français et belges sur twitter il y a quelques mois révélait que les deux réseaux sociaux devaient être des sources complémentaires à l’information. Oui et non : dans ce genre de cas tout se passe sur twitter.
La conclusion de cet article est simple : quand les politiques devront ils s’excuser de communiquer? Les français sont en constante demande d’informations et de transparence, pourtant quand cette transparence est mise en action, elle est critiquée. Comme disait De Gaulle, « les français sont des veaux ». La communication, c’est forcément la communication « à l’américaine ». J’invite les journaliste à s’interroger sur les bienfaits d’une communication française car les différences sont nombreuses!!!









Pour ma part, je pense que la critique sur la communication politique par les journaliste est liée à la crise. en temps de difficultés financières (et même le reste du temps), il est toujours mal vu que les politiques utilisent de l’argent publique pour quelque chose que les citoyens ne voient pas toujours comme essentiel.
Je pense que c’est un sentiment que les journaliste supposent à la population (peut être à raison) et rendent dans leur articles.
Même si les députés, en twittant, ne coutent rien de plus au contribuable, je suppose que le fait que les journalistes en parlent entre dans cette dynamique.
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