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People & Politique: La Stratégie de l’endorsment

29 mai 2010 No Comment

« Par les stars que tu réunis, tu racontes ta vision de ton identité française » Stephane Fouks .

La question de l’identité de marque est pour le politique absolument essentielle.  Les peoples sont des prescripteurs incroyables pour le grand public. A défaut de se laisser convaincre par un DSK, un Jospin ou un Sarkzoy dans lequel ils n’ont plus foi, le people lui donnera le la à la place du politique. En terme de communication il s’agit d’enlever un frein pour permettre au message d’être capté, assimilé et intégré. En effet, l’image parfois populaire d’un people peut être extrêmement bénéfique dans la mesure ou la cible baissera sa garde si Yannick Noah qui caracole en tête des personnalités préférées des français se fait porte parole de l’un ou de l’autre.

Il est de bon ton de dire que la gauche est solidaire, que leurs idées défendent le petit peuple ou bien que les mandat de Mitterrand étaient les meilleurs de la cinquième république. Aujourd’hui quel people prendrait le risque de s’afficher à droite? Ceux qui ont osé n’ont plus de place dans les médias: Doc Gynéco, Faudel n’y ont plus leur place, leur crédibilité est entachée à jamais. Par facilité il est donc convenu de soutenir un candidat du PS pour bénéficier d’une image de marque positive: c’est du co branding. Car bien évidemment, à moins d’être un génie, il faut bien avoir le soutient de politiques pour que l’on ouvre les portes de la gloire, les salles à moindre coûts ou les médailles en chocolat qu’on leur délivre.

L’image est donc partagée: d’un côté le politique jouit du soutient d’un artiste Lambda et de sa popularité auprès du grand public et partage ainsi son rôle de leader d’opinion; d’un autre côté le politique distribue les hochets pour lancer des carrières et récupérer le feed back.  Imaginez vous un candidat qui fasse campagne seul, isolé. C’est le cas de Jean-Marie Lepen. Qui a vu quelqu’un le soutenir? Il craindrait trop pour son image, pour sa carrière; on lui fermerait des portes.

C’est dans cet échange de bons sentiments, joyeusement hypocrites que se construit « l’identité » dont parle Stéphane Fouks. Il est donc tout à fait convenu d’avoir dans son cercle de soutiens un Jamel Debouzze pour parler aux banlieues, un Yannick Noah pour parler aux minorités visibles (j’aime pas ce mot). Ainsi, par cibles, les stratèges distribuent des messages, par affinité pour mieux faire passer la pilule.

Les autorités ne sont pas totalement naïves, désormais, le CSA compte le temps de parole des peoples comme soutient des candidats. Pas bête la chouette!

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