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God Bless DSK

8 mai 2010 One Comment

shepherd_judgeDSK, DSK, DSK…

Cette semaine, il ne s’est pas vraiment passé un jour sans que DSK, tel Obama, le messie de la France ne fasse les gros titres. Il se fait désiré et cette stratégie de teasing commence à me lasser fortement. Je vous propose donc un décryptage dans lequel j’aborderai les petits plus et les petits moins de la stratégie de l’homme providentiel.
Il faut bien l’avouer, faire parti du top 10 des hommes politiques les plus influents au monde, ça impose du respect. L’image de présidentiable qu’il a dessiné est orientée vers l’économie, mettant à mal tous les candidats qui oseraient se présenter sur ce terrain là. Il faut traduire : l’image de marque de DSK est essentiellement bâtie autour du FMI qui est son principal atout. Quels candidats peuvent se targuer d’avoir fondé sa carrière autour de l’économie ? Mise à part Martine Aubry qui a été ministre, pas grand monde… C’est un peu ça l’inconvénient d’être socialiste, très souvent, ceux qui ont été ministres par le passé son devenus des piliers de l’opposition et leurs anciennes fonctions sont tombées dans l’oubli. L’ancien ministre de l’économie (qui n’a fait que 2 ans entre 1997 et 1999 avant de démissionner) fait donc figure de messie en France puisque la désaffection du gouvernement Sarkozy dont les résultats se font attendre est de plus en plus grande. Décidément, les analogies avec les Etats-Unis sont nombreuses ! Qui a dit que Stéphane Fouks s’était inspiré d’Obama ? Des mauvaises langues ! Pour l’heure c’est le concours de photos du super héros avec Sarkozy pour qui sera le sauveur de la Grèce. En fait je trouve la stratégie de DSK illisible. Comment des personnes qui n’ont pas connu Strauss-Kahn et qui ont voté pour la première fois en 2007 peuvent ils se retrouver en lui ? Loin de la France, il joue les super sauveurs du FMI, s’émancipe en faisant fi des querelles socialistes d’appareil. Comment peut-il pourtant être candidat à la présidence d’un pays dont il ne fait aucune mention dans sa communication ? Il fourmille ainsi des fantasmes, des on dit, des non dits sur le candidat alimentant ainsi les rumeurs les plus folles. En tout, 5 livres ont été annoncés, dont les contenus semblent renseignés de manières inégales. L’équipe de com’ du mentor n’avait pourtant donné d’accréditation qu’à un seul des journalistes pour approché DSK au plus près, manque de pot, cette communication incontrôlée alimentent encore et toujours les rêves des journalistes. Entre sondages qui le donnent vainqueur à une éventuelle candidature, non présence sur aucun réseau social, la com chez DSK, ça patauge. Finit le blog emblématique (il n’existe pas non plus de site « officiel »), le candidat socialiste s’adresse à un électorat féru d’économie, CSP + vieillissant. Finalement, il occulte une partie importante de l’électorat en espérant que celle-ci lui soit fidèle. Seulement on ne fait pas de plan média avec des « on dit » et des suppositions douteuses. A mon humble avis, capitaliser l’ensemble de sa communication est insuffisant. Les dires se contredisent, entre ce que DSK pense être acquis à sa cause, et ce qui se passera vraiment, un fossé se creuse.  Il s’agit d’un début de stratégie, une stratégie qui semble se chercher et qui ne trouve pas de cohérence réelle, ni même d’unité.

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